Football – Amiens SC : l’entraîneur Omar Daf mis en retrait

L’information vient de tomber ce matin. Le club picard évoluant en Ligue 2 a décidé de mettre en retrait Omar Daf. Les résultats décevants de ces dernières semaines ont auront eu raison du désormais ex-entraîneur de l’Amiens SC. L’Amiens SC officialise ce jeudi 5 mars 2026, la mise en retrait d’Omar Daf de son poste d’entraîneur de l’équipe professionnelle évoluant en Ligue 2. Le club tient, dans un communiqué, à le remercier « pour son engagement, son professionnalisme et le travail accompli depuis son arrivée, ainsi que pour l’investissement dont il a fait preuve au service du club et du groupe. » En attendant de trouver son remplaçant, la prise en charge du groupe est dès aujourd’hui assurée par Julien Ielsch et Serge Costa. Les résultats de ces dernières semaines, dont la dernière défaite face à Troyes 2-0 ce lundi, peuvent expliquer ce départ précipité, à l’aube du sprint final pour le maintien du club dans le championnat. D’ailleurs, le club réaffirme son objectif principal, dans ce même communiqué : « assurer le maintien en Ligue 2. » « L’Amiens SC appelle à la mobilisation et à l’unité de toutes les parties autour de cet objectif. », demande également le club. Alors qui pour remplacer Omar Daf à la tête du club ? Réponse dans les prochains jours… voire heures ? On vous en parle très prochainement sur Happyness Amiens.
Relooted : Un jeu vidéo indépendant relançant le débat sur l’appropriation des œuvres d’art

Un jeu au concept unique et engagé Le 10 février est sorti un tout nouveau jeu vidéo indépendant, développé par le studio sud-africain Nyamakop. Dans ce jeu, intitulé « Relooted » (signifiant « re-pillé », un nom qui prend tout son sens), on est en 2099. On incarne une équipe de cambrioleurs pas comme les autres. Notre mission ? Récupérer des artefacts culturels volés et disséminés à travers le monde… pour les rendre à leurs véritables propriétaires. Des artefacts historiques à restituer On va donc dans « Relooted » ramener en Afrique les biens pillés pendant la colonisation menée par les Européens et qui ornent leurs musées. Il faut donc aller les piller et récupérer les artefacts. Ce sont tous de vrais objets dérobés comme le tambour Ngadji mesurant près de 3 mètres de haut. Il était à l’époque utilisé par la communauté Pokomo, vivant le long du fleuve Tana, dans le centre de l’actuel Kenya avant d’être emporté au British Museum en 1908 durant la colonisation britannique. Ce tambour fait partie des 70 artefacts qu’il nous faudra récupérer. Vous l’aurez compris, ce jeu met en scène d’authentiques trésors africains à l’instar des bronzes du Bénin, le célèbre crâne de l’homme de Broken Hill découvert en Zambie. Un gameplay mêlant stratégie et course-poursuite Pour les récupérer, il nous faut constituer notre équipe de hackers, organiser le vol en assignant un rôle à chaque membre de l’équipe. Une fois, chose faite, le vol s’organise. Cela ne s’arrête pas là, le vol ayant lieu, une course-poursuite se lance pour ramener l’œuvre au musée des civilisations noires de Dakar au Sénégal, un musée qui existe réellement. On a un vrai compte à rebours qui s’enclenche. Pour se faire, on incarne le personnage central de Nomali et pour s’en sortir, il faut avoir bien préparer sa mission et donc connaître les plans. Un jeu qui questionne la restitution du patrimoine africain Entre infiltration, stratégie et narration engagée, « Relooted » est un jeu de plateforme qui mélange actions tactiques et réflexions. Il met en avant le savoir-faire des studios africains encore peu connus. À travers une expérience ludique et récréative dans une ambiance afro-futuriste, le studio Nyamakop nous propose de porter un regard fort sur la restitution du patrimoine. Le jeu tend à corriger l’histoire et s’inscrit dans les débats actuels autour du patrimoine culturel. 80 % du patrimoine africain se trouve hors de son continent. En France, se trouve des centaines de milliers d’objets d’Afrique conservés actuellement dans les collections publiques. À ce titre, des discussions durant l’été 2025, entre Paris et Niamey (Niger) ont eu lieu sur la question de la restitution d’objets pillés. « Relooted » et Nyamakop poursuivent donc le débat à travers ce jeu engagé. Une création panafricaine et innovante L’équipe de création a réuni des talents venus de l’ensemble du continent pour réaliser ce jeu afin de respecter l’authenticité et la pluralité du continent africain, évitant les clichés trop faciles. « Relooted » est un jeu panafricain qui met en avant pour la première fois la créativité de son continent dans le secteur vidéoludique à l’échelle mondiale. Un jeu à découvrir sur PC et Xbox Un jeu qu’Happyness vous laisse le plaisir de découvrir sur PC ou Xbox.
Savoir inutile donc indispensable : Quand Pepsi est devenu une puissance militaire maritime

Ah, un bon soda. Que ça fait du bien de boire un verre de sucre gazéifié bien frais. Et dans le monde du soda, l’un des plus connus reste Pepsi. Mais saviez-vous qu’à défaut d’être le numéro 1 mondial de la boisson, Pepsi a été, l’espace d’un instant, la sixième puissance militaire maritime du monde ? 1959 : quand Pepsi s’invite dans la guerre froide Tout commence en 1959. Alors que les États-Unis et l’URSS sont en pleine guerre froide, une trêve se dessine entre les deux blocs. Profitant de l’occasion, chacun des deux camps décide d’organiser des salons pour se présenter mutuellement leur culture. Bien évidemment, l’idée derrière tout ça est de montrer que l’herbe est plus verte chez soi. C’est ainsi que le 25 juillet 1959 s’ouvre au parc des expositions de Moscou le salon « American Way of Life ». On y retrouve des grandes marques comme Disney, IBM, mais surtout Pepsi. Nikita Khrouchtchev, dirigeant soviétique de l’époque, se fait alors conduire entre les différents stands par le président Richard Nixon lui-même. Alors que les caméras filment les échanges entre les deux dirigeants, Nixon emmène son homologue soviétique vers le stand de Pepsi, où les attend Donald Kendall, responsable de la marque. Bien évidemment, cela n’est pas un hasard. L’invitant à goûter ce breuvage qu’il ne connaissait pas, Nixon arrive à faire boire ce symbole du capitalisme au chef du communisme, qui en redemande. Pepsi, lui, se frotte déjà les mains en s’offrant ainsi une campagne de pub inimaginable : « la paix entre États-Unis et URSS grâce à Pepsi ». Du troc à la vodka : Pepsi conquiert l’URSS Devant le succès qu’il remporte auprès de Khrouchtchev, Kendall, devenu PDG de Pepsi entre-temps, va négocier pour distribuer sa marque à travers l’immensité du territoire soviétique. Et ce, dès 1972. Mais un problème se pose : le rouble, la monnaie soviétique, n’a pas vraiment de valeur en dehors de l’URSS. Vient alors l’idée de faire comme au bon vieux temps : du troc. Pepsi va ainsi échanger sa boisson contre de la vodka Stolichnaya et l’exclusivité de sa vente sur le territoire américain. On estime qu’entre 1973 et 1981, ce ne sont pas moins de 20 millions de litres de vodka qui seront échangés contre 330 millions de litres de concentrés de Pepsi, ensuite dilués et mis en bouteille dans une dizaine d’usines en URSS. La guerre en Afghanistan change la donne Cependant, la guerre en Afghanistan en 1979 fait chuter les ventes de vodka, boycottée par les Américains en réponse à l’intervention soviétique. Ajoutez à cela les finances de l’URSS en baisse, et le contrat entre Pepsi et le Kremlin est renégocié. Dès 1989, ce n’est plus de la vodka qui sera échangée contre le précieux liquide brun, mais d’anciens navires de guerre. Pepsi se retrouve alors à la tête de 17 sous-marins, un croiseur, une frégate et un destroyer, devenant ainsi, sur le papier, la sixième puissance militaire maritime du monde. Pepsi, désarmement express Ne voulant pas jouer avec le feu, Pepsi décide rapidement de revendre ses navires à la Suède et à la Norvège, qui les démonteront pour en récupérer les matériaux. Kendall se fera d’ailleurs interpeller par le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis au sujet de ses bateaux de guerre. Il lui répondra, malicieux : « Nous désarmons l’URSS plus vite que vous ! », laissant le conseiller pantois. 1990 : la fin d’un monopole À noter qu’en 1990, une deuxième livraison, comprenant cette fois 10 cargos et pétroliers, devait avoir lieu. Mais la chute de l’URSS mit fin à cet échange et, par la même occasion, au monopole de Pepsi dans l’ex-union soviétique. Une histoire qui prouve qu’avec Pepsi, même la guerre froide peut devenir… pétillante.
Inforoute : Le point sur la circulation dans la Somme avec Happyness Amiens

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Météo dans la Somme : Un week-end contrasté sous le signe de la Saint Valentin

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Entrepreneuriat : Amiens s’impose au pied du podium national
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Assistantes maternelles à Amiens : Un clip et une chanson pour mettre en lumière un métier de cœur

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Picaped : L’union des rééducateurs au service de la pédiatrie dans la Somme

Dans « Ça vient du cœur », Isabelle a reçu deux passionnés de santé et de solidarité : Jessica et Thomas, respectivement présidente et trésorier de l’association Picaped. Tous deux kinésithérapeutes spécialisés en pédiatrie (l’une en libéral, l’autre au CHU d’Amiens), ils sont venus présenter cette structure unique qui crée des ponts entre les professionnels de santé et les familles pour améliorer le parcours de soins des plus petits. Rompre l’isolement des familles et des soignants L’association Picaped est née d’un constat partagé par les soignants de l’hôpital et du libéral : le manque de visibilité des spécialistes de l’enfance. Pour éviter que des parents ne se retrouvent en « errance thérapeutique » ou ne parcourent des distances inutiles, Picaped a créé un réseau de professionnels (kinés, ergothérapeutes, psychomotriciens…) pour mieux orienter les parcours de soins dès le plus jeune âge. Au micro d’Happyness, les invités ont expliqué comment ce réseau permet de fluidifier la transition entre les soins hospitaliers et le suivi en cabinet de ville. Sensibiliser par l’expertise : des soirées thématiques au ciné-débat Picaped ne se contente pas d’être un annuaire. L’association est un véritable moteur de formation. Isabelle a ainsi pu revenir avec ses invités sur leurs actions marquantes : des colloques sur les troubles du neurodéveloppement, mais aussi des formats plus originaux comme leur ciné-débat sur les violences infantiles ou des soirées dédiées au dépistage précoce des troubles moteurs chez le nourrisson. Récemment, l’accent a été mis sur la prévention des déformations crâniennes (le syndrome de la « tête plate »), en rappelant l’importance de la motricité libre face aux idées reçues sur le matériel de puériculture. Cap sur 2026 : Troubles de l’oralité et proximité L’avenir de Picaped s’annonce ambitieux. Thomas et Jessica ont confié à Isabelle leurs futurs projets pour l’année 2026, avec une attention particulière portée aux troubles de l’oralité alimentaire (difficultés de succion, passage aux morceaux). L’association souhaite également délocaliser ses événements pour aller au plus près des professionnels et des familles dans l’ensemble de la Somme. Entièrement bénévole, l’équipe de Picaped invite tous les acteurs de la santé et de la petite enfance à rejoindre ce réseau solidaire pour que chaque enfant puisse bénéficier de la meilleure prise en charge possible, près de chez lui.