Le premier festival du Polar s’est déroulé dernièrement du côté de Compiègne. Notre reporter Jean-Luc a rencontré le docteur Bernard Marc, médecin légiste qui était présent et qui s’est confié auprès d’Happyness. interview a retrouver également en podcast.
Jean-Luc : Docteur Marc alors dites moi, c’est vous qui êtes à l’origine de ce premier festival du polar. On connaît vos fonctions officielles de médecin légiste mais il y a aussi tout le reste derrière. Vous êtes amateur de polar ?
Dr Bernard Marc :
Ah je suis amateur de Polar et puis je suis amateur et auteur de littérature maintenant un peu plus grand public avec des ouvrages comme Le sang, le crime et le pouvoir qui était sur le docteur Paul, ou De sang et de noirceur, et puis des récits plus personnels avec Médecin légiste pour les morts et les vivants qui est un témoignage et qui est un peu une reprise un petit peu des grandes affaires que j’ai pu connaître.
Alors là, parce que je suis allé de Salon du livre à salon du livre à la rencontre de lecteurs, ben j’ai aussi rencontré des écrivains, des auteurs de polar, des professionnels passés à l’écriture. Et puis l’idée a germé de les amener à Compiègne et de se dire : « Et bien ça va être formidable et on va en parler. »
Et alors sur cette table, vous voyez, on est à côté d’un avocat général qui s’est mis à l’écriture, à deux pas d’un ancien policier plus que célèbre qui a commandé la BRI. En face on a nos auteurs de Polar du Nord. On a un parrain Éric Dupuis qui est Polar du Nord.
On a un autre parrain qui est le fameux juge Gilbert Thiel de l’affaire Guy Georges, de l’affaire de Simone Weber pour ne donner que celle-là.
Et puis on a également Pascal Bresson qui est l’auteur de notre affiche. Alors tout s’est animé avec des conférences les uns les autres. Bref, beaucoup de vie et on a la chance en plus aujourd’hui de les accueillir sous un temps magnifique et surtout dans ce cloître de Saint-Corneille, accueilli on ne peut mieux par les bibliothèques de Compiègne.
Jean-Luc : Et il y a même un cadavre en fait, mais dans la bibliothèque ?
Dr Bernard Marc :
Alors oui c’est un peu la surprise. Alors rassurons nous, il est quand même en silicone mais fort bien imité.
Et alors je dois avouer que j’ai beaucoup contribué puisque son auteur qui est ici également, qui est Sébastien Aguilar qui l’a fait faire, a eu besoin d’un légiste et nous avons travaillé ensemble pour le rendre le plus réaliste possible parce que on le montre ici, on l’expose, mais il est aussi un moyen pour les officiers de police judiciaire pour s’initier, comprendre, voir les lésions qui peuvent exister.
Donc vous voyez qu’on a mélangé l’imaginaire et le réel, essayer d’y mettre un public qui est de plus en plus conscient, intéressé, amateur de tout ce qui est autour du monde du polar, du crime.
Et cette fois-ci de le faire dans une bonne ambiance et avec des gens qui sont des professionnels, ça laisse annoncer des conférences intéressantes.
Jean-Luc : Tout à fait. Est-ce que, un dernier mot, est-ce que votre prochain livre ne sera plus sur votre profession mais le vrai pur polar d’imagination ?
Dr Bernard Marc : Alors le vrai pur polar d’imagination, j’en ai un qui est véritablement dans les cartons. Je ne peux pas encore trop le dire mais il s’avance, il s’avance doucement chapitre par chapitre, vous savez le fond du tiroir. Mais je ne m’interdis pas cet exercice.
Propos recueillis par Jean-Luc, interview a retrouver également en podcast (ci-dessous).








