Damien a reçu récemment dans le Réveil Happyness, Christophe Leroy. Une voix sur scène depuis plus de 20 ans. Guitariste, chanteur, auteur, compositeur, prof d’anglais même le reste du temps. C’est un artiste du territoire de Tillé plus précisément, près de Beauvais, qui a partagé des affiches avec des noms connus. Il a publié le livre, La route avale tout. Voici un extrait de l’interview disponible en podcast.
Damien : Alors La route avale tout, c’est annoncé comme un recueil de nouvelles, mais quand on lit en fait, on a l’impression qu’on a plutôt un pêle-mêle de plein de choses : un billet d’humeur, des poèmes, des chansons Qu’est-ce que tu as voulu faire en fait avec ce livre ?
Christophe Leroy : Bah c’est exactement ça en fait, tu as complètement cerné le… bah le projet. En fait, c’est né de, comment dire, d’un blog que je tenais, c’était un peu informel, à partir de 2007-2008, et je postais voilà des billets d’humeur quand je revenais de concert, des choses comme ça.
Après ça s’est étalé sur d’autres réseaux, et j’ai tout compilé il y a pas très longtemps. Je me suis dit : « Ça serait cool de faire un bilan de tout ça ». Donc en gros, c’est un projet en gros qui reflète ce qu’il y a dans ma tête et dans mon cœur aussi depuis voilà, entre 2007-2008 jusqu’à… jusqu’à 2023 je crois, puisque ça va l’époque de mon projet Texas Tapes.
Donc voilà, c’est un côté complètement éclaté mais ça, comme tu l’as dit, ça… ça me représente en fait, représente ce qu’il y a dans ma tête. Ca bouillonne en permanence et donc il y a un peu tout quoi. Il y a des retours sur des expériences de concert, des choses sur le monde qui nous entoure, sur la musique, sur voilà, sur plein de choses, ouais.
Damien : C’est un peu comme si tu prenais un bilan de tes pérégrinations ? D’où le titre j’imagine
Christophe Leroy : Voilà, exactement, La route avale tout parce que bah j’ai joué un peu partout. Alors ça fait vite prétentieux quand on dit : « Attention, c’est pas un truc de tournée… » Non, non, c’est… c’est un côté aussi sur les… les petits concerts, tu vois.
Et ça personne n’en parle. Quand tu as des artistes qui font des… des espèces de… de retours de… c’est souvent sur des grosses tournées genre : « Ouais, je suis… on est revenu du Japon, ouais c’était trop bien, on a, puis on était dans une chambre d’hôtel et puis on a écrit des chansons… Et expérience difficile de… toujours difficile le deuxième album… » C’est pas du tout ça.
C’est vraiment, tu vois, le côté la France dont on ne parle jamais, tu vois. Les mariages un peu… un peu foireux, tu vois, les concerts où il y a personne, comment ça se passe. Et c’est pas glamour du tout de raconter ça, c’est pour ça que bah personne le fait.
Moi je trouvais ça cool de, tu vois, de passer d’un truc où j’avais fait je sais pas, des premières parties de je sais pas, de Gaëtan Roussel ou Louis Bertignac, et le lendemain je vais jouer dans un vin d’honneur et personne n’écoute. Et il se passe des trucs… des trucs à côté, tu vois, qui sont normaux, mais moi j’adore raconter ça, tu vois. C’est comme l’émission Strip-tease, tu vois. J’adore ce côté où on raconte vraiment la vie des… des vrais gens quoi.
Damien : Alors justement, tu parles de la vie d’un artiste local qui essaie de percer. Qu’est-ce qui selon toi fait que justement tu n’arrives pas encore à passer l’étape au-dessus ? Est-ce que c’est une volonté ? Parce que tu peux très bien avoir envie de rester purement à cette étape-là.
L’intégralité de l’interview est disponible en podcast sur notre site et notre application et également ci-dessous.








