Le festival Metal Fest a franchi un nouveau cap historique cette année en célébrant sa vingt-quatrième édition avec une ferveur qui ne faiblit pas. Entre le triomphe éclatant du groupe Stoned lors du tremplin, la prestation magistrale des piliers de Lofofora et une scène locale plus bouillonnante que jamais, l’événement s’affirme comme le carrefour incontournable des musiques extrêmes. Retour sur un week-end placé sous le signe de l’énergie brute, de l’indépendance artistique et d’une fraternité inébranlable.
Une longévité exemplaire au service de la scène locale
Alors que le festival principal s’apprête à passer le cap du quart de siècle, le Warmup bouclait avec succès sa deuxième édition dans une ambiance électrique. Malgré les défis logistiques et les aléas techniques inhérents aux événements de cette envergure, l’organisateur Arnaud a réussi la prouesse de maintenir une cadence infernale pour les quatorze groupes programmés. Cette année a été marquée par une volonté farouche de démocratisation, où l’accueil convivial et l’esprit familial ont primé sur les clichés du genre. En ouvrant les portes d’un univers souvent jugé opaque, le Metal Fest prouve que la passion peut rassembler toutes les générations autour de services complets, incluant des stands de tatouage, de piercing et un camping dédié pour une immersion totale.
L’ascension fulgurante des nouveaux visages du métal
Le Tremplin 2026 a révélé des talents d’une diversité rare, illustrant parfaitement la mutation du genre. Le groupe Stoned, grand vainqueur de cette édition, a littéralement conquis le public par une présence scénique habitée et une symbiose parfaite, fêtant ainsi ses dix ans d’existence de la plus belle des manières. Ils partagent l’affiche avec des formations audacieuses comme brokNface, qui redéfinit les codes avec son « Urban Metal » aux influences afro et groove, ou encore les Super Sonic Suckers et leur univers visuel cyberpunk teinté de rose. Cette programmation éclectique a permis de brasser les styles, allant du rock alternatif de Welcome Dr Psycho au thrash metal pur jus de Bomber, prouvant que la technicité n’a pas de frontières géographiques, même au cœur des campagnes de la Somme.
L’indépendance et le soutien public comme piliers de demain
Au-delà des performances scéniques, le festival a été le théâtre d’un vibrant plaidoyer pour la culture vivante. Des groupes vétérans comme RB Band, actifs depuis 1993, aux formations plus récentes comme Black Dharma ou Hollow Manifest, tous s’accordent sur un point : l’importance cruciale des préventes et de la présence physique des fans. L’autoproduction et l’engagement des associations locales sont les derniers remparts face à la standardisation numérique. Arnaud et les musiciens encouragent vivement le public à sortir de chez lui, à soutenir les scènes régionales et à faire vivre ces lieux de partage où la musique se vit d’abord par les tripes et la proximité.




(Photos : Copyright © Maxime Trouvillers | www.maxts.fr)
