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        L’art au service de l’humain : Le Safra Numérique fête dix ans d’audace à Amiens

        Publication le 25 mars 2026 - Modification il y a 3 semaines - écrit par Loïc Dun
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        Loïc Dun

        Rédacteur

        À l’heure où la technologie semble parfois nous isoler, le Safra Numérique célèbre une décennie de création au cœur d’Amiens en choisissant la voie de la simplicité. En privilégiant une approche « low-tech » et responsable, ce festival prouve que l’innovation la plus puissante est celle qui privilégie l’émotion brute et le lien social à la surenchère numérique.

        Une rencontre radiophonique sous le signe de la culture

        Mercredi 18 mars, l’équipe de Quoi d’Neuf ? Amiens recevait Cécile, la programmatrice d’un événement devenu incontournable dans le paysage culturel des Hauts-de-France. Les Safra’Numériques, le Festival des Arts Numériques et Nouvelles Technologies, fêtent cette année leur dixième édition du 24 au 28 mars 2026. Un anniversaire symbolique pour ce festival qui transforme les quartiers nord de la ville en un véritable laboratoire de création à ciel ouvert. Durant cet échange, les chroniqueurs ont souligné l’importance de ce carrefour artistique qui, depuis dix ans, bouscule les codes de la création contemporaine.

        Un navire culturel ancré dans son quartier

        Le Safran n’est pas qu’un simple centre culturel, c’est un vaisseau de bois et de verre où se croisent chaque jour des centaines de destins. Dans ce lieu immense de trois étages, la vie fourmille entre les ateliers de céramique historique, les cours de musique et les éclats de rire des collégiens qui viennent y trouver un refuge chaleureux. C’est dans cet écrin de proximité que les Safra’Numériques déploient leur magie, invitant les habitants à pousser une porte souvent intimidante pour découvrir que la technologie peut aussi avoir une âme.

        La révolution douce du low-tech

        Pour marquer ces dix ans d’existence, le festival choisit de prendre un virage radical en se tournant vers la philosophie « low-tech ». À l’heure où l’intelligence artificielle et la débauche d’écrans saturent notre quotidien, les Safra’Numériques privilégient des œuvres à contre-courant, centrées sur l’éco-conception et la simplicité. L’objectif est de prouver que l’on peut encore s’émerveiller devant des installations immersives sans pour autant céder à la surconsommation énergétique. Ici, le carton, le bois et la ficelle se marient aux circuits électroniques pour créer une esthétique du « faire soi-même », loin des standards industriels froids et lisses.

        Quand la poésie rencontre la fragilité du vivant

        L’un des moments les plus poétiques de cet anniversaire se niche dans l’œuvre de l’artiste Lou Chapelle. À travers des petites maisonnettes en bois évoquant des nichoirs, les visiteurs sont invités à observer des hologrammes de papillons, dont certains appartiennent à des espèces déjà disparues. On peut même glisser sa main à l’intérieur pour tenter de caresser cette présence fragile qui s’évanouit dès qu’on croit la saisir. C’est une métaphore poignante de la vulnérabilité de notre écosystème, rendue possible par une technologie qui s’efface devant l’émotion.

        Un final spectaculaire et engagé

        L’engagement des Safra’Numériques se poursuit jusqu’au bouquet final au Parc Saint-Pierre. Pour clôturer ces festivités le vendredi 27 mars au soir, le traditionnel feu d’artifice cède sa place à un ballet de drones, une alternative spectaculaire et respectueuse de la faune locale. Ce choix illustre parfaitement l’ADN du festival : une volonté constante d’inclure le public dans une réflexion globale sur notre avenir, tout en préservant la gratuité de la majorité des installations pour que l’art reste, avant tout, un bien commun accessible à tous.

        Entre partage, joie et système D, les Safra’Numériques s’affirment comme un carrefour essentiel où la création internationale vient à la rencontre de la ferveur locale. En dix ans, ils n’ont pas seulement montré des images numériques, ils ont tissé des liens durables entre les artistes et les citoyens, prouvant que la plus belle des technologies reste celle qui nous rapproche.

        Photo : Amélie Randot/Happyness radio


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