Dès que les températures chutent, une machine de guerre logistique se met en branle pour garantir la sécurité des 4 500 km de routes départementales. De la cellule de veille 24h/24 aux interventions des agriculteurs partenaires, découvrez l’envers du décor de la viabilité hivernale dans la Somme.
Une surveillance High-Tech 24h/24 et 7j/7
Pour anticiper les pièges du climat picard, le Département déploie, de novembre à fin mars, une cellule de veille opérationnelle. Son rôle ? Scruter les prévisions de Météo France et les croiser avec la réalité du terrain. Sur les routes, 9 coordinateurs patrouillent en permanence. Leurs véhicules sont de véritables laboratoires roulants équipés de la technologie « Teconer ». Ces capteurs de pointe mesurent en temps réel, La température de l’air et du sol. Le taux d’humidité et le point de rosée et aussi la « glissance » de la chaussée. Grâce à l’outil PRISM, chaque intervention est géolocalisée, permettant d’optimiser le passage des saleuses en temps réel.
4 532 km de routes : un plan de bataille hiérarchisé avec renfort précieux des agriculteurs.
Tout le réseau ne peut pas être déneigé instantanément. Le Département a donc établi des priorités claires pour rester efficace : Le réseau prioritaire (1 906 km), Il concentre 80 % du trafic. L’objectif est un traitement complet en 3 heures environ après le déclenchement. Le réseau secondaire (2 606 km), celui-ici est traité dans un second temps, une fois les axes principaux dégagé En cas de forte neige, l’effort se porte sur les 650 km d’artères vitales du département. Lorsque la situation devient exceptionnelle, le Département ne reste pas seul. Il a conventionné avec 12 agriculteurs et 14 Communautés de communes. Ces partenaires, équipés grâce au soutien financier du Conseil départemental, interviennent en renfort pour accélérer le dégagement des routes rurales.
Des moyens humains et matériels colossaux
La viabilité hivernale dans la Somme, c’est avant tout, 260 agents mobilisés tout au long de l’hiver, sans compter 62 agents d’astreinte chaque semaine (veilleurs, conducteurs d’engins, mécaniciens), ainsi que 34 engins de service hivernal (saleuses et lames de déneigement), et enfin 8 000 tonnes de sel stockées dans 18 dépôts stratégiques (CDER). Un seul passage général des saleuses consomme 200 tonnes de sel, pour un coût moyen de 62 700 €. Pour protéger l’environnement, le salage n’est utilisé que pour le verglas ou une couche de neige fine (< 2cm). Au-delà, seule la lame de déneigement est efficace.
Réseau Ametis (Amiens Métropole) : Resago suspendu et des perturbations sur le réseau Trans80
Le réseau Ametis annonce que le service de transport à la demande Resago et suspendu, tandis que le réseau interurbain Trans80 informe ses usagers que plusieurs services ne pourront pas être assurés ce lundi 5 janvier : Ligne 403 : Le service 4.03.136 est également supprimé. La Ligne 723 en signalant que le service 723131 est annulé pour la journée, ainsi que la Ligne 722 : service 722432 qui n’est pas assuré.
